Fausses cibles

Certains prêchent aujourd’hui dans le but de divertir. Tant qu’il peut assembler les foules, leur chatouiller l’oreille et les renvoyer ronronnantes de suffisance, l’orateur se réjouit et se félicite.

Paul ne cherchait pas à plaire au public ni à assembler une foule. Susciter l’intérêt n’avait pour lui aucune utilité si cela n’amenait pas les hommes au salut. Si la vérité ne perçait pas les cœurs, n’affectait pas les vies et ne créait pas des hommes nouveaux, Paul se lamentait : “Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Eternel ?”.

On pense aussi que l’effort chrétien devrait servir à éduquer les hommes. L’éducation en elle-même revêt une très grande valeur et les chrétiens devraient se réjouir d’avoir aujourd’hui les moyens d’en bénéficier de manière générale. L’Église de Christ n’a jamais été engagée dans la promotion de l’ignorance [...]

Une pleine ardeur

Le peu de vie avec lequel prêchent certains ôte toute probabilité d’impact à leur propos. J’assistai un jour à un culte où le pasteur pria Dieu de bénir le message qu’il s’apprêtait à donner. Je ne désire certainement pas limiter la toute-puissance divine, mais je vois mal comment le Seigneur pouvait bénir ce sermon … à moins d’en faire comprendre le contraire à l’auditoire.
J’appelle cela des « sermons d’opérette ». Comme ces épées flamboyantes et brillantes dont on se sert au théâtre, ils ressemblent aux vrais messages mais toucheraient davantage un extra-terrestre que l’auditoire qui doit les endurer. De tels messages n’ont pas la force d’écraser une blatte ou une araignée, sûrement pas d’amener une âme de la mort à la vie. Leur auteur risque plus de faire obstacle au ciel que d’en pointer le bon chemin au pauvre pécheur qui les écoute, dans l’espoir de voir le salut. Et plus [...]

La porte étroite

« En fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1 :4)

Bannissez à jamais de vous toute pensée de vous laisser aller aux pulsions de la chair si vous vivez par la puissance de votre Seigneur ressuscité. Il ne sied pas à l’homme qui vit en Christ de demeurer dans la corruption du péché. «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? », demanda l’ange aux femmes. Les vivants demeurent-ils parmi les sépulcres ? La vie divine doit-elle rester emmurée dans la maison charnelle de la convoitise de la chair ? Comment pouvons-nous prendre part à la coupe du Seigneur tout en buvant à celle de Bélial ?

Ami, si vous êtes croyant, vous avez certainement été délivré des convoitises et des péchés ouverts. Avez-vous échappé aussi aux pièges plus secrets et trompeurs du braconnier satanique ? Vous êtes-vous dégagé de la convoitise de [...]

"Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée..."

Le chrétien est assuré de se faire des ennemis. Il cherchera à ne s’en faire aucun. Toutefois, si faire ce qui est juste et croire ce qui est vrai l’obligent à perdre tout ami sur la terre, il comptera la perte légère puisqu’il goûtera davantage l’amitié de son grand Ami dans les cieux et puisque celui-ci lui révélera sa grâce de manière plus claire que jamais avant.

O vous qui avez pris sa croix, ne savez-vous pas ce qu’a dit votre Maître ? « Je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère, et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison » (Matthieu 10/35).

Christ est le grand Ouvrier de paix, mais avant la paix, il apporte la guerre. Là où entre la lumière, les ténèbres doivent se retirer. Là où réside la vérité, le mensonge doit [...]

Ne laissez aucun mal demeurer

Et il ne demeurera rien de l’interdit en ta main, afin que l’Éternel revienne de l’ardeur de sa colère, et qu’il te fasse miséricorde, et qu’il ait pitié de toi, et qu’il te multiplie, comme il l’a juré à tes pères. (Deutéronome 13:17)

Israël devait conquérir les villes païennes et détruire tout le butin, regardant ce qui avait été souillé par l’idolâtrie comme un interdit que le feu devait consumer. C’est avec la même rigueur que le chrétien doit traiter les péchés de toute nature. Nous ne devons laisser subsister quoi que ce soit de coupable. C’est une guerre à mort au mal, quelle que soit sa nature, et sous quelque forme qu’il affecte l’âme, le corps ou l’esprit. Cet abandon du mal, nous ne le regardons point comme un mérite au pardon, mais comme le fruit de la grâce de Dieu, fruit qui ne peut ni doit manquer en aucun cas.

Lorsque [...]